Qui sommes-nous?

Un mouvement citoyen né d'un fait précis: le 6 Décembre 2011, TF1 diffuse dans l'émission "Appels d'urgence" des faux reportages sur la délinquance urbaine à Paris. Titre de l'émission: "Vols, agressions, brigade d'élite contre jeunes délinquants". Dans deux séquences choc, les images particulièrement violentes ne sont en fait pas de Paris mais des Etats-Unis et datent de 2005 et 2008. La manipulation est révélée dès le lendemain dans l’émission « le Petit Journal » de Canal +.

Comment un poids lourd de l’audiovisuel européen (et même mondial) peut-il se permettre ce manquement flagrant aux obligations d’honnêteté de l’information que lui impose la convention qui le lie avec le CSA (articles 20, 21 et 22 de la convention du 8 octobre 2001) ? Ces faits sont d’autant plus problématiques qu’ils ne sont pas les premiers pour la chaîne, comme pour la dite-émission.

Et on s’indigne ! L’indignation contre les dérives médiatiques n’est pas nouvelle mais un mouvement citoyen nait en réaction à cette dérive de plus, à cette dérive de trop ! 

Une  mobilisation a été lancée via les réseaux sociaux sur une page au nom de: Les Indignés du PAF. Un avocat s’empare  du dossier et dépose une plainte au CSA contre TF1. L’affaire est lancée…

Les  Pieds dans le Paf rejoignent les Contestataires Propositifs (à l’origine de l’action). Ensemble, et avec tous ceux qui le souhaitent, nous reprenons le combat pour l’honnêteté de l’information et le respect des usagers des médias.

Puis d’autres événements  sont venus élargir tristement le débat…

  • 5 Janvier 2012 : 3 journalistes de France Télévision reconstituent au petit matin un braquage de Casino à Trouville avec des armes factices et sans informer quiconque ;
  • Après le 9 Janvier 2012 : l’AFP TV transforme un discours pacifiste de Hugo Chavez  en déclaration de guerre.
  • Le 11 Janvier 2012, cerise sur le gâteau, est sorti en salles un pamphlet drôle et ravageur : « Les nouveaux chiens de garde ». Son succès public incontestable impose une étude plus poussée des problèmes qu’il illustre.

Nous sommes donc partis à la rencontre de celles et ceux qui font ou analysent l’information en France. Objectif : trouver les moyens pour que les choses changent. Une idée  en tête : aller vite pour interpeler les candidats à l’élection présidentielle sur le sujet, proposer des pistes de solutions et obtenir des engagements formels de leur part.

Des entretiens réalisés jusqu’à aujourd’hui ressortent 3 points fondamentaux pour repenser la fabrication de l'information en France, sachant que du 1er découlent les 2 autres:

  1. au niveau des principes : les notions de journalisme, d'information et de métier des journalistes, en mettant en avant le principe oublié de bien commun;
  2. au niveau des structures : la spécificité des entreprises de médias dans leurs financements et leurs missions, le  statut juridique des rédactions et l’organisme de régulation des médias, le cas particulier de l’AFP;
  3. au niveau des interrelations : l’équilibre des rapports de forces citoyens/ rédactions/ actionnaires/ Etat en introduisant la représentation des usagers dans les instances décisionnaires et de régulation des médias.

Ces points ont des conséquences sur la convention collective (par le principe supérieur d’intérêt du public), la charte professionnelle (unique pour avoir une base « universelle »), la carte de presse (obtention, attribution), les médiateurs (utilité garantie par une rubrique régulière), le droit de réponse/ devoir de rectification (à systématiser pour respecter la loi)… 

De tout cela est née, l’opération

"On refait le 20 heures!"
Tables rondes pour une réconciliation public / medias

PLANNING D’ACTION

Semaine du 20 Mars : Tables rondes partout en France
 (les 3 points et leurs conséquences)

Vendredi 30 Mars : Synthèse à Paris

Samedi 31 Mars : APPEL CITOYEN

Le « combat » ne fait donc que (re)commencer. Il s’achèvera par une réconciliation entre le public et les journalistes, condition sine qua non pour une sortie de crise du secteur. Si nous ne trouvons pas les moyens de cette réconciliation, l’avenir des médias en place nous paraît très compromis et la qualité du débat démocratique ne nous paraît plus pouvoir être assurée correctement. 

Vous voulez nous rejoindre ? Contactez-nous !

Page Facebook : « Les Indignés du PAF »
contact(at)lesindignésdupaf.org

Les Pieds dans le PAFpafnat(at)piedsdanslepaf.org
Les Contestataires propositifs lescontestatairespropositifs(at)gmail.com

…et celles et ceux qui décideront de les rejoindre !

 

4 responses to Qui sommes-nous?

  1. 14 Mars 2012: je me pointe, haletant, pour savoir qui se cache derrière ce dénominateur des Indignés du PAF, je vais donc sur le traditionnel Qui sommes-nous ? qui nous raconte pas mal de choses sauf ce qui nous interesse en premier lieu à savoir l'identité de ces hommes de bien (homme au sens race bien que ce mot soit sujet à caution) ? ne trouvant aucune information sur l'objet de ma recherche, je repars outré et vais, de ce pas, monter un site pour dénoncer cette nouvelle supercherie. il s'appellera Les outrés des indignés du PAF.

    • Désolé,
      Nous n’avons effectivement pas mis nos petrigrees…
      Car, pour nous, ce n’est pas essentiel. Plus qu’un site de personnes, c’est un site d’un collectif de 2 associations Les contestataires propositifs et les Pieds dans le Paf. Donc nos noms importent peu. Et c’est aussi pourquoi les membres inscrits ont des identifiants.
      Par contre, ce qui est important, c’est de préciser que nous ne sommes ni des professionnels de la profession, ni des représentants de partis politiques, de syndicats ou de tout autre organisation hormis celle déjà citées. Nous sommes avant tout des citoyens/usagers des médias.
      Et que nous sommes modestes… (c’est à la mode…)
      Aussi, je crois qu’il y a d’autres raisons d’être outré, de s’indigné que cet anonymat, toutefois relatif.
      Pour les Indignés du Paf
      Denis

  2. Bonjour,
     
    Nous sommes deux journalistes étudiantes et travaillons sur la déontologie dans le journalisme. 
    Notre question n'a pas a être ici mais  nous n'avons pas trouvé de rubriques " Contactez-nous"
     
    Bref, nous voulons seulement savoir où en est l'enquête sur le (futur ? ) procès de TF1 ? Qu'encourent réellement les journalistes ? 
    NOus avons un délais très court pour rendre notre travail.
    Merci de nous aider,
     
    Myriam & Co

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